
L’UX Design par Chloé Temesvári
Poursuivre sa passion malgré les doutes
Que cela soit sur un téléphone portable, un ordinateur ou bien encore une tablette,
nous consultons chaque jour des sites webs, parfois dans un but précis, parfois seulement, car nous nous sommes « perdu.e.s sur internet ».
Quelle qu’en soit la raison et notre fréquence d’utilisation, la navigation en ligne fait partie de notre quotidien. Mais derrière cette simple habitude, se cache un domaine en plein essor ces dernières années : l’UX Design. Quel est son rôle et de quoi parle-t-on exactement à travers cette appellation ? Et puis comment construit-t-on une carrière ?
C’est autour de ces questions que s’est articulées notre dernier CAWEB’Brunch, avec une invitée de choix : Chloé Temesvári, ergonome, UX designer, enseignante… et ancienne étudiante CAWEB !
L’UX Design, késako ?

Selon Chloé Temesvari, il y a autant de définitions de l’UX Design que d’UX designers.
Complexe donc de résumer ce nouveau domaine en quelques phrases, mais voici l’une des définitions plausibles.
L’UX Design ou User Experience Design consiste à concevoir des interfaces numériques pensées avant tout pour les besoins des utilisateurs et leurs attentes. Derrière chaque site intuitif ou chaque application pratique d’utilisation se cache en réalité un important travail de réflexion. Car avant de dessiner le moindre bouton, le travail commence bien en amont : enquêtes qualitatives, shadowing, immersion terrain… Autant de méthodes de travail pour saisir et répondre à des problématiques concrètes et tangibles.
Pour Chloé Temesvàri, une bonne interface ne se résume donc pas à quelque chose de beau ou moderne. Il s’agit avant tout de comprendre les usages, les comportements et les attentes des personnes qui utiliseront le produit final.
Construire une interface, c’est un peu comme assembler un puzzle : chaque détail compte parce que chaque élément doit guider l’utilisateur naturellement, sans qu’il ait vraiment à réfléchir.
Un quotidien varié… et jamais monotone
Ce qui fait la richesse du métier d’UX designer, c’est justement sa diversité. Allier recherche utilisateur et conception d’interface, c’est la garantie de ne jamais faire deux fois la même chose et d’intervenir à toutes les étapes d’un projet. Chloé en sait quelque chose, son parcours l’a conduite (entre autres) d’une agence de voyage à une start-up, en passant par l’enseignement dans le secteur privé comme public.
Cette pluralité illustre aussi une réalité du secteur numérique : les carrières y sont rarement linéaires. Il faut apprendre et se mettre à la page en permanence, développer de nouvelles compétences et accepter de sortir de sa zone de confort. Chloé nous a également encouragés à voir nos limites techniques non pas comme des obstacles, mais comme des réelles opportunités d’apprentissage. Oser débuter et expérimenter malgré les appréhensions, c’est le fil conducteur d’une carrière !
Concevoir, c’est une responsabilité
L’un des moments forts de la discussion fut l’évocation de la conférence How Design Destroys the World de Mike Monteiro, célèbre designer américain. À travers l’histoire de Bobby Duncan, victime malgré-elle d’un coming-out involontaire causé par des paramètres de confidentialité mal configurés sur Facebook, Chloé a rappelé une réalité souvent oubliée : concevoir une interface, ce n’est pas juste créer quelque chose de cliquable. C’est prendre des décisions qui ont un impact réel sur la vie des gens. Un rappel important que l’éthique et le design ne devraient jamais se concevoir séparément.
Entre syndrome de l’imposteur et inquiétudes professionnelles
La discussion s’est également tournée vers des préoccupations plus personnelles et actuelles pour des étudiant.e.s et jeunes professionnel.le.s : la question du salaire, la place de l’IA dans le métier ou encore le syndrome de l’imposteur, ce doute persistant qui touche tant de personnes. Nous avons aussi profité de ce temps d’échange pour aborder nos inquiétudes liées à l’alternance et à l’entrée dans le monde du travail, avec ce sentiment d’être « adulte au pire moment ». Chloé, tout en reconnaissant une conjoncture économique difficile, nous a encouragés à revoir notre rapport à nos domaines de spécialités et garder espoir dans l’avenir.
Globalement, de ce CAWEB’Brunch avec Chloé Temesvári, nous retiendrons que dans l’UX Design comme dans la vie, oser explorer de nouveaux horizons et apprendre de chaque expérience sont les véritables fondations d’une existence ou carrière épanouie.
Un grand merci à tout.e.s les participant.e.s d’être venu.e.s et à Chloé Temesvári pour son sens de la transmission et des anecdotes.
Rendez-vous au prochain CAWEB’Brunch !
